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Aislinn Konig : du «soccer» à la WNBA

Dernière mise à jour : 5 avr. 2021

Après avoir fait le bonheur des fans d’Elfic Fribourg, la Canado-autrichienne s’en va tenter sa chance dans la meilleure ligue du monde.

Après les bords de la Sarine, c'est sur ceux du Potomac qu'Aislinn Konig va continuer sa carrière. ©FIBA


L’ère Aislinn Konig à Elfic Fribourg touche à sa fin. D’ici quelques jours, la meneuse canadienne sera dans l’avion, direction Washington et son équipe des Mystics. «Je suis en attente de mon VISA, que je devrais recevoir d’ici une semaine», explique Aislinn Konig. Le Cinq majeur a pu s’entretenir avec la désormais ancienne Top Scoreuse fribourgeoise concernant sa carrière et son futur «American dream». Portrait d’une fille qui a tout le temps le sourire aux lèvres.


Le football jusqu’à 12 ans

20 mai 1998, extrême-ouest du Canada. La petite Aislinn pointe le bout de son nez dans une clinique de Vancouver. Issue d’une famille qui ne pense que basket (son grand-père, son oncle ou même sa sœur ont manié le ballon orange durant des années), c’est pourtant vers un autre sport qu’elle se tourne dès son plus jeune âge: le football (ou «soccer» en Amérique du Nord). «J’en ai fait jusqu’à mes 12 ans, se souvient-elle. Mes parents m’ont ensuite fait comprendre qu’ils ne voulaient pas rester dehors, au froid, lors de mes matches et j’ai donc commencé le basketball». Malgré le fait qu'elle ait commencé ce sport tardivement, la jeune Canadienne s’est très vite montrée à l’aise, ballon en main. Ceci lui a ouvert les portes de l’Amérique et, plus précisément, de la North Carolina State University. A Raleigh, Aislinn Konig laisse exploser son talent. «Nous avons remporté le ACC Tournament Championship en 2020, pour la première fois depuis 1991. J’ai même été élue MVP du tournoi», sourit la meneuse. Aislinn Konig n’est pourtant pas sélectionnée lors de la draft de la même année. «Apparemment, il y a des joueuses qui auraient mieux intégré les équipes de WNBA que moi, analyse-t-elle. On doutait de mes capacités à scorer et, il est vrai que quand j’étais en Caroline du Nord, je n’étais pas la principale menace offensive».


Destination Fribourg

Aislinn Konig est donc forcée à un exil sur le Vieux Continent: «Mon agent m’a trouvé de nombreuses offres en Europe, comme en Allemagne et en Pologne», explique-t-elle. C’est pourtant en Suisse, sur les bords de la Sarine, que la Canadienne dépose ses valises. «L’offre d’Elfic Fribourg était très attrayante: l’équipe était forte, elle allait jouer l’EuroCup et la qualité de vie ici est exceptionnelle», salue-t-elle.

Un choix qu’Aislinn Konig ne regrette aucunement. La meneuse se considère comme extrêmement chanceuse pour sa première expérience hors-américaine, qui plus est pour sa saison de rookie. «Ça a été une vraie partie de plaisir. J’avais entendu des histoires horribles de joueuses en France par exemple. A Fribourg, j’ai adoré l’équipe, les entraîneurs ont été géniaux et, bien que la ville ne soit pas très grande, elle a énormément de caractère», se montre-t-elle reconnaissante.

Une fois dans l’avion direction Washington, qu’est-ce qui va manquer à Aislinn Konig de son expérience fribourgeoise? «Je sais que je devrais dire qu’il s’agit du fromage ou du chocolat mais en tant que végane, je n’ai pas pu y goûter. Je dirais donc les gens. J’ai une excellente relation avec les gens d’ici et ils vont vraiment me manquer».


The «American dream»

Car d’ici quelques jours, Konig décollera en direction de la capitale américaine, ses performances avec Elfic n’étant pas passées inaperçues outre-Atlantique. Repérée par les Washington Mystics, la joueuse de 22 ans devra tout d’abord passer par la case «camp». «Je vais m’entraîner avec l’équipe jusqu’à que la saison débute, résume-t-elle. Si le coach (Mike Thibault, ndlr) est satisfait, je serais conservée». Aislinn Konig n’a donc pas encore intégré la WNBA, même si elle est désormais aux portes de celle-ci. Avec son état d’esprit positif qui la caractérise, nul doute que la meneuse peut accéder à la plus grande ligue du monde. «J’ai l’impression que mes chances sont très bonnes et j’ai énormément confiance en moi», martèle-t-elle. C’est en tout cas tout ce qu’on peut lui souhaiter.

Matthias Davet

Aislinn Konig file tout droit vers ses rêves de WNBA. ©FIBA


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