G. Sergi défend son bilan à la Présidence de SWB
- David Pinto
- 10 juin 2022
- 12 min de lecture
La campagne présidentielle bat son plein à quelques heures de l’Assemblée Générale de Swiss Basketball.
Suite à l’annonce du programme de Wilhelm Pfeifer, place désormais à la réponse & la défense du Président sortant, Giancarlo Sergi, qui brigue là un troisième mandat de suite à la tête de la fédération.
Le Cinq Majeur a ainsi préparé un questionnaire permettant au candidat Sergi de répondre à l’ensemble des critiques adressées par son opposant et à nos questions également afin de défendre le bilan de son action aux commandes de Swiss Basketball.
Le principe est simple, nous annoncions un constat, un postulat de base sur plusieurs thématiques suivi de plusieurs questions auxquelles nous avons invité le Président Sergi à répondre…
Voici donc les réponses du Président de Swiss Basketball au Cinq Majeur.

Le Cinq Majeur: Quel bilan général tirez-vous de votre Présidence et surtout de votre deuxième mandat à la tête de SWB ?
Giancarlo Sergi: « Tout d’abord, je tiens à souligner que nous avons été surpris par les propos tenus par M. Pfeiffer dans vos articles, et surtout par le ton utilisé par le candidat. La plupart de ses propos sont erronés ou sortis de leur contexte. En ce qui me concerne, je n’ai jamais eu besoin de critiquer mon prédécesseur pour présenter mes projets, donc je n’entrerai pas dans ce jeu-ci aujourd’hui. Il faut toujours savoir d’où nous sommes partis, souvenez-vous dans quel état était la fédération il y a 8 ans et le chemin parcouru depuis. Critiquer publiquement montre un manque de tact et, surtout, une défaillance certaine en communication, ce qui est un prérequis nécessaire pour être un Président de nos jours. »
Le basket féminin :
Le basket féminin suisse n’a que rarement connu une phase aussi critique avec un faible niveau de pratiquantes, un championnat avec un faible niveau d’équipes et une relève très pauvre (en témoigne la fusion des équipes U18 & U20 face à l’absence de relève et de joueuses compétitives au niveau international).
De plus, le championnat de SBL Women n’est clairement pas “une priorité de SWB” comme a pu nous le communiquer votre team de communication suite notamment aux différentes réunions organisées au début de chaque saison.
Nous ne pouvons que constater l’absence d’highlights, de Top ou encore la maigre voire très maigre couverture des playoffs et surtout des SBL W Finals sur les réseaux de SWB comme pouvait malheureusement le constater un des vos principaux soutiens, Karine Alleman.
LCM : « Comment expliquez-vous la phase que traverse le basket féminin marquée par le manque d’intérêt de SWB au championnat d’élite ?
Comment expliquer cette régression du basket féminin, que ce soit au travers de notre championnat élite ou encore par la faible relève existante chez les jeunes et le niveau de pratiquantes en baisse en Suisse ? »
G. Sergi: « La fédération ne manque pas d’intérêt pour le basket féminin, au contraire. Remettre l’équipe nationale féminine sur pied a été mon cheval de bataille dès le début de mon mandat. Notre directeur Erik Lehmann a également été choisi parce qu’il était issu du basketball féminin et connait très bien le milieu. La finale des play-offs a tenu toutes ses promesses. Nous sommes passés à 3 étrangères.
Le niveau général du basket féminin ne baisse pas, mais l’arrêt quasi simultané de 5 ou 6 joueuses majeures en Suisse (Rol, Twehues, Kershaw, Michaud, Turin), donne cet effet.
Nous avons de plus en plus de joueuses qui fréquentent les universités de D1 aux USA, ce qui est bon pour le basket féminin Suisse, mais qui dessert le championnat helvétique.
Nous avons connu une grande rivalité entre Helios et Fribourg, qui a entretenu le suspense. Aujourd’hui, nous avons besoin de retrouver un ou plusieurs contradicteurs à Elfic Fribourg (Nyon, Troistorrents, Helios). Les finales de SBLW ont toutes été filmées par la RTS : RTS sport ou RTS 2.
Enfin, n’oublions pas la récente qualification de l’équipe nationale féminine 3x3 à la Coupe d’Europe FIBA 2022. Le 3x3 féminin helvétique est l’un des meilleurs en Europe. »
L’arbitrage en Suisse:
L’arbitrage suisse connaît une “crise institutionnelle” depuis plus d’un an et le fameux courrier d’avocat adressé par ces derniers à SWB et que nous avions relayé sur notre site.
Peu après, un total renouvellement a été effectué au niveau des personnes chargées des désignations comme de l’évaluation des arbitres au sein de la fédération.
Actuellement, sur les 5 arbitres internationaux que comptait la Suisse, seuls 2 exercent encore aujourd’hui.
À ce titre, nous n’avons jamais été autant sollicité par des dirigeants, coachs, joueurs, Présidents d’Association régionale et autres faisant part de leur mécontentement sur le niveau de l’arbitrage cette saison et les désignations hasardeuses de certaines rencontres.
LCM : « Comment pouvez-vous expliquer cela ?
Quelles ont été les raisons amenant à cette révolution au sein de l’arbitrage suisse ?
Quel bilan tirez-vous sur cette saison 2021-2022 pendant laquelle nous n’avons jamais autant parlé du faible niveau de l’arbitrage suisse ?
Pour l’année prochaine, nous savons que 3 arbitres officieront sur les rencontres de SBL Women.
Comment comptez-vous mettre en place cette mesure aussi rapidement ? »
G. Sergi: « Je n’ai pas ce retour. Lors des réunions avec les clubs, tous unanimement ont dit que la situation avait changé favorablement et que l’attitude des arbitres en général était bien meilleure. Nous avons voulu réorganiser l’arbitrage en Suisse en supprimant les conflits d’intérêt. Aujourd’hui, nous avons des désignateurs et des évaluateurs complétement indépendants et nous proposons un système clair de promotion/relégation des arbitres.
Cette saison, certains arbitres sont sortis du lot et nous avons perdu des arbitres pour des raisons professionnelles ou par manque de motivation. Cela-dit, il y a beaucoup de jeunes arbitres à haut potentiel qui ont été promus cette année.
Nous allons faire porter l’effort sur les filles dans la mesure où nous voulons former des femmes arbitres de haut niveau dans les 4 ans à venir. A ce propos, l’arbitrage à 3 en SBL Women dès la saison prochaine a été accueilli avec beaucoup d’enthousiasme, mesure qui sera intégralement financée par la fédération. Cela contribuera à la formation des jeunes arbitres et permettra aux arbitres du groupe 1 de siffler chez les filles.
Enfin, nous nous sommes reconnectés avec la FIBA EUROPE en ce qui concerne l’arbitrage, ce qui était important à nos yeux. »
Promotion du basket hors de Romandie:
L’organisation d'événements majeurs tels que le Final Four par ex. sont sans aucun doute un des points forts de votre mandat avec une réussite certaine sur cet aspect-là.
LCM: « À ce titre, nous recevons beaucoup de demandes afin de savoir s’il est prévu que l’organisation des événements majeurs puisse être délocalisée hors de Romandie afin de promouvoir le basketball dans d’autres régions de Suisse ? »
G. Sergi: « Nous avons déjà organisé de nombreux événements hors de Romandie (Coupe de Suisse à Zürich, à Bienne, CSJR pour 3 ans chez Pro Basket, Final 4 jeunesse, etc)
Cependant, l’absence d’infrastructures en Suisse engendre une augmentation des coûts. Tout événement organisé ailleurs qu’à la salle Saint Léonard, entraîne des frais que la fédération a du mal à supporter aujourd’hui, surtout avec les années de crise sanitaire que nous venons de passer.
Nous allons certainement organiser la rencontre de notre équipe nationale féminine face à l’Italie au Tessin en 2023, ce qui nous réjouit. »
Compétitivité des SB Leagues:
Sportivement, les championnats de SBL & SBL Women n’ont jamais été aussi faibles en termes de niveau que lors des dernières saisons.
Pour preuve cette année, un promu de LNB était à deux doigts de glaner l’avantage du terrain pour les playoffs, signe du recul du niveau du championnat.
De plus, la diffusion du championnat a très souvent été décriée, comme dans nos podcasts notamment, avec un système Keemotion qui ne fait pas du tout l’unanimité.
LCM: « Quel constat portez-vous sur le niveau général de notre championnat ?
Comment justifiez-vous le net recul de nos championnats élites hommes & femmes ?
Comment expliquez-vous le maintien du système Keemotion et de ses failles à répétition sur les saisons écoulées ? »
G. Sergi: « Je ne suis pas d’accord sur ce point. Ce qui ressort, c’est l’absence de concurrence aux deux équipes fribourgeoises. En ce qui concerne le niveau général, ce n’est pas certain que ce soit plus faible aujourd’hui qu’hier.
Le nombre d’étrangers est déterminant pour l’homogénéité et le niveau de compétitivité, nous sommes actuellement en réflexion afin de trouver des solutions.
Keemotion n’est pas idéal, mais c’est mieux que rien, nous n’avions rien avant. Lors de sa mise en place, certaines fédérations sportives en Suisse ont salué la complexité et la réussite du projet. Enfin, nous développons de plus en plus notre propre production TV. »
La formation & la relève Suisse :
Concernant la formation, les retours reçus font part d’un système de formation inadapté avec les mêmes experts et formateurs en place depuis des décennies.
De plus, les critères d’attribution des labels CPE sont aussi fortement critiqués par les formateurs en Suisse avec énormément d’exemples de clubs bien plus performants en termes de formation que certains CPE en question.
Dans les faits, la Suisse occupe aujourd’hui le 78ème rang au classement FIBA chez les garçons en jeune (35ème rang européen) et le 68ème rang mondial chez les filles (33ème rang européen) et se positionne aux côtés de nations comme l’Irlande, le Luxembourg ou l’Autriche par exemple.
LCM: « Comment expliquez-vous ce recul sur l’échiquier européen en termes de formation chez nos jeunes ? »
Les nominations de coachs réputés et prestigieux (Ilias Papathedorou & François Gomez) sont vues par beaucoup comme des effets d’annonces qui malheureusement viennent cacher le manque de relève que connaît notre basketball helvète.
LCM: « Quel bilan tirez-vous de vos 8 dernières années au niveau de la formation et de la relève en Suisse ?
Quelles raisons trouvez-vous à ce que la plupart des talents suisses cherchent à tout prix à partir à l’étranger et ce, dès le plus jeune âge ? »
G. Sergi: « La formation est régie conjointement par l’OFSPO, SWISS OLYMPIC et Swiss Basketball. On ne fait pas tout à fait comme on le souhaite.
Il faut une formation adaptée pour des coaches non professionnels (bénévoles) et une autre dédiée aux coaches professionnels, qui disposent de plus de temps pour se former et avec lesquels on peut être plus exigeants.
Les CPE donnent un label, mais nous sommes limités en nombre par SWISS OLYMPIC.
Aujourd’hui, il y a beaucoup de clubs qui veulent s’investir, donc on a des clubs performants sans label CPE dans la mesure où nous avons plus de clubs que de labels.
La création du Centre National était une nécessité en Suisse et nous n’avons pas reculé sur l’échiquier européen chez les jeunes.
Nous avons peu d’exemples de jeunes, partis à l’étranger, qui ont été une réussite. C’est contre ce fléau que nous voulons lutter en proposant une structure unique en Suisse, le CNBS.
UNE FORMATION EN SUISSE, POUR LES SUISSES, PAR LES SUISSES !
Tel est notre slogan. Nous avons engagé des coaches de talent et de renom pour encadrer nos équipes nationales, c’est un fait. »
SWB & NBN 23:
La digitalisation opérée avec NBN 23 a été un engagement fort de votre dernier mandat.
Or, nous savons que son utilisation est reportée jusqu’à 2023 (à minima) avec un coût assez conséquent pour la fédération.
Cependant, dans le rapport annuel de SWB de 2020, Erik Lehmann évoquait la généralisation de la mise en place de la base de données affirmant que NBN 23 & LEVERADE étaient opérationnels et que l’ensemble des compétitions gérées par la fédération utiliseraient NBN 23.
De plus, la question du traitement des datas et de leur utilisation suscite également beaucoup d’interrogations avec le prestataire espagnol quant à leur possible commercialisation et utilisation pour des sites de paris sportifs par ex.
LCM: « Comment expliquez-vous ce choix de prestataire et ces différents couacs quant à l’implantation du successeur de Basket Plan qui devait être opérationnel depuis longtemps déjà ?
Quelles raisons peuvent expliquer ce retard conséquent dans l’implantation de cette nouvelle base de données ? »
G. Sergi: « Il faut distinguer NBN23, qui est un software, dont le but est la digitalisation de la feuille de marque et la mise en place d’une application, ultra novatrice (suivi des matches en ligne, stats, etc...). NBN23 est une énorme réussite et tout le monde va l’utiliser la saison prochaine à l’exception de quelques championnats cantonaux.
Leverade est le software, qui gère la base de données, c’est-à-dire la création et l’enregistrement des licences de nos membres. Nous avons effectivement pris du retard, notamment en ce qui concerne la protection des données, problème réglé aujourd’hui.
Le problème qui subsiste est la création des licences, les clubs veulent pouvoir enregistrer leurs membres, ce qui est normal. Pour l’instant, nous allons continuer d’utiliser Basketplan, qui sera prochainement lié à NBN23. »
LE CNBS:
Le CNBS est sans aucun doute le point fort de l’action de votre deuxième mandat avec un véritable outil de formation national et nous nous en réjouissons.
Cependant, de nombreuses zones d’ombre entourent ce si beau projet en commençant par le conflit d’intérêt qui existe avec l’école nouvelle de la Suisse Romande dans laquelle travaille votre femme.
De plus, le choix de cette école privée a suscité bon nombre de questions sur l’accompagnement scolaire des élèves du CNBS qui viendraient à décrocher soit sportivement soit d’un point de vue éducatif.
Le Centre se veut “national” comme son nom l’indique mais les conditions d’accès sont assez restrictives puisque les futurs membres de ce dernier se doivent de parler anglais et/ou français pour l’intégrer
Le CNBS a été soutenu par de nombreuses dotations des sponsors phares de la fédération (Tissot, Concordia notamment).
LCM: « Quel bilan tirez-vous de cette première année du centre national ?
Comment expliquez-vous les accusations de votre opposant qui évoque un conflit d’intérêt concernant le choix de l’ENSR dans laquelle travaille votre femme ?
Dans quelles conditions s’est déroulée l’appel d’offre pour le choix de l’école partenaire ?
Comment justifiez-vous l’exclusion de certains talents du centre national (ex du tessinois Omar Alli la saison passée) ? Quid des jeunes tessinois & suisse-alémaniques qui ne parleraient pas français et/ou anglais ?
Concernant les sponsorings du CNBS: que représente le manque à gagner pour le reste du basket suisse (et notamment les championnat d’élite) des nouvelles dotations versées au CNBS par rapport aux dotations totales versées par ces derniers à SWB ? »
G. Sergi: « Le CNBS est une belle réussite et il n’y a aucun conflit d’intérêt avec l’ENSR, je n’en tire aucun avantage. Il y a peu de structures en Suisse qui proposent de telles formations et qui suivent aussi bien les élèves. L’ENSR a 115 ans d’expérience dans l’enseignement et accueille d’autres sportifs d’élite. Nous avons étudié plusieurs options, d’autres pistes, sur Fribourg notamment.
Notre volonté numéro 1 était l’unité de lieu, pour lutter contre la perte de temps quotidienne, ennemie majeure des structures à 2 séances par jour. Il n’y a pratiquement aucune structure publique avec un internat, donc le choix était assez restreint.
Nous n’excluons aucun athlète, mais nous ne pouvons forcer personne à venir. Un joueur Tessinois a été sollicité, il a visité l’école mais a choisi de rester à Lugano. C’est un choix fort qu’il a fait et nous le respectons.
Nous avons plusieurs joueurs de langue maternelle allemande. Les élèves préparent soit le Bac International, en anglais ou en français, soit l’examen de maturité suisse, qu’ils peuvent présenter dans les 3 langues nationales. Ces 2 diplômes ouvrent sur toutes les études universitaires possibles.
Il n’y aucun manque à gagner pour le reste du basket suisse. Le budget et les comptes du CNBS sont complétement détachés de ceux de la Fédération.
Nous devons continuer à trouver des partenaires privés et nous travaillons avec SWISS OLYMPIC, pour convaincre certains partenaires publics cantonaux.
Nous avançons à pas de géant et c’est le seul moyen d’amener la Suisse à un autre niveau. A terme, il faudra proposer une structure similaire pour les filles. »
Transparence autour de votre fonction:
Aujourd’hui, vous vous candidatez pour un 3ème mandat avec de nombreuses critiques sur votre investissement à “100%” dans votre rôle et notamment sur l’opacité existant autour de vos rémunérations: en effet, M. Pfeifer dans notre article, dénonçait les commissionnements que vous percevez sur les contrats de sponsoring en plus de la rémunération que vous touchez dans le cadre de votre mandat.
Lors des dernières AG de SWB, nous savons que ce sujet à été très souvent évoqué sans qu’aucune réponse ne soit avancée de votre part.
LCM: « Pouvez-vous faire la lumière sur votre implication en tant que Président avec les fonctions que vous exercez à côté ?
Comment justifiez-vous le fait que vous soyez commissionné sur les contrats de sponsoring que perçoit la fédération comme pourrait l’être un apporteur d’affaires alors que cela semble faire partie des attributions de votre mandat de Président pour lequel vous êtes rémunéré ?
Comprenez-vous que cela puisse choquer beaucoup de personnes ? »
G. Sergi: « Je travaille pour la fédération, en tant que Président je suis membre du Conseil d’administration et je suis également membre du Comité exécutif qui regroupe un petit nombre de professionnels qui s’occupent de l’opérationnel. Les deux fonctions ne sont pas incompatibles, au contraire, elles sont complémentaires nécessaires pour une structure comme la nôtre. »
EUROBASKET 2025 & Équipe nationale
Dans le Rapport annuel de SWB de 2020, votre Directeur Technique national (Erik Lehmann) évoquait l’Euro 2025 comme “un moment fort du plan d’action à long termes”
LCM: « Quelles raisons selon vous ont expliqué le couac de la candidature suisse pour le prochain Euro 2025 ? »
Dans les projections budgétaires de 2022 présentés par SWB pour la saison 2023, il existe un différentiel important sur le budget alloué aux équipes nationales senior (moitié moins qu’en 2022) laissant planer le doute que SWB ait pu ne pas budgéter une qualification de l’équipe messieurs pour le deuxième tour des Pre-Qualifiers de l’EuroBasket 2025….
LCM: « Comment expliquez-vous ce chiffre revu à la baisse alors que SWB a nommé il y a moins d’un an un coach prestigieux comme Ilias Papatheodorou avec des ambitions très élevées dont notamment de participer à l’EuroBasket 2025 ? »
G. Sergi: « L’Euro 2025 est toujours un moment fort, mais ce sera l’Euro 2029.
Il n’y a eu aucun couac. Nos partenaires publics et privés n’étaient pas prêts à s’investir dans le court terme. Les frais fixes de ce type d’événements sont très élevés, il s’agit de quelques millions. Personne ne pouvait s’engager sur une telle somme dans une période Covid. Les candidatures de Chypre ou de la Géorgie, sont des candidatures d’Etat, les frais sont couverts pratiquement entièrement par les autorités. Nous n’avons pas cette culture en Suisse.
En ce qui concerne le budget des équipes nationales masculines de 5x5, au moment de la réalisation du budget, nous ne connaissions pas le format de la compétition FIBA pour le tour suivant. Nous avons planifié une participation au 2ème tour, mais il faut également savoir qu’en cas de qualification, nous affronterions des équipes plus prestigieuses (Croatie, Pologne, République Tchèque, etc...), génératrices de recettes de billetterie.
Nous aurons donc les moyens de préparer l’équipe et nous restons dans l’objectif de la qualification à l’Euro 2025, ce que nous avons raté de peu pour l’Euro 2022.
Gouverner, c’est prévoir et faire des choix. C’est ce que nous avons fait, pour ne pas péjorer les autres activités de la Fédération. »
RDV donc dans les prochaines heures pour l’interview croisée de Giancarlo Sergi & de son opposant à la Présidence, Wilhelm Pfeifer.
Interrogés sur les mêmes questions issues des acteurs de la planète Swiss Basket, les deux candidats auront ainsi la possibilité de détailler leurs propositions sur des sujets concrets.
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